Dernière journée : de Ouarzazate à Zagora, au cœur de la vallée du Drâa
- il y a 22 heures
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C’est déjà notre dernière journée… et une longue route nous attend entre Ouarzazate et Zagora.
Nous partons tôt le matin, impatients. Sans le savoir encore, cette journée sera sans doute la plus belle de tout notre voyage.

La route et la vallée du Drâa
Très vite, les paysages deviennent spectaculaires. Nous nous arrêtons de nombreuses fois pour prendre des photos, notamment dans les montagnes. La lumière du matin sublime les reliefs.

Nous traversons la magnifique Vallée du Drâa, l’une des plus longues vallées du Maroc. Elle suit l’oued Drâa, ancien axe caravanier reliant le Sahara aux grandes villes du nord. Pendant des siècles, cette vallée fut une voie commerciale essentielle pour le transport de l’or, du sel et des épices.

À notre premier arrêt, nous rencontrons un charmant marchand, toujours accompagné de son impressionnant lézard, qui vend de magnifiques bijoux artisanaux. Une scène inattendue et typique de ces routes marocaines où l’on croise autant de personnages que de paysages.



Agdz et la Kasbah de Tamnougalt
Nous faisons ensuite halte à Agdz, petite ville paisible dominée par une immense palmeraie. La vue est splendide.



Puis direction la Kasbah de Tamnougalt. J’avoue être un peu hésitante : je n’en avais jamais entendu parler, et la visite se fait obligatoirement avec un guide. Finalement, ce sera une révélation.






Pour moi, c’est la plus belle kasbah que nous ayons visitée.
Ancien centre administratif et résidence de caïds influents, Tamnougalt jouait un rôle stratégique majeur dans la vallée du Drâa. Ses murs en pisé, ses plafonds en bois sculpté, ses plafonds peints et ses pièces richement décorées témoignent du pouvoir des grandes familles locales.




Nous apprenons énormément sur l’organisation sociale, les systèmes de stockage des récoltes, la gestion de l’eau et la vie quotidienne dans ces forteresses en terre.
La kasbah a également servi de décor à plusieurs tournages, notamment certaines scènes du film Babel.




Zagora et les dunes de Tinfou
Nous rejoignons ensuite Zagora pour le déjeuner, avant de partir vers les dunes de Tinfou.

Place à une expérience inoubliable : la balade à dos de chameau.
Les premières secondes sont mémorables : quand le chameau se lève, on bascule d’abord en avant… puis en arrière ! Mieux vaut bien se tenir. Une sensation étrange, un peu déstabilisante, mais tellement drôle.
Puis vient une activité encore plus insolite : le ski sur dune. Bon… soyons honnêtes, ça ne glisse pas vraiment comme sur la neige. Mais c’est totalement irrationnel, et donc forcément amusant. Rire garanti.




La magie de la fin de journée
En fin d’après-midi, la lumière change. Les couleurs deviennent plus chaudes, plus intenses.
Les villages s’animent. Les enfants sortent de l’école et marchent le long des routes. Des femmes vêtues de longs voiles noirs avancent dans le désert, et le vent soulève leur tissu comme dans un film. Les silhouettes se détachent sur les paysages ocre.
C’est absolument magnifique.
J’aurais aimé prendre encore plus de photos, surtout des scènes de vie. Mais parfois, il faut aussi savoir simplement regarder.

Le thé chez Mouhar… et le début du Ramadan
Sur la route du retour, Mouhar nous propose de venir boire le thé chez ses parents. Et comme un thé ne se refuse jamais au Maroc, nous acceptons.
Nous sommes reçus dans une maison traditionnelle où toute la famille est réunie. Assis par terre sur des tapis, nous partageons le thé à la menthe et les délicieuses pâtisseries marocaines. Un moment simple, sincère, profondément humain.
Soudain, l’annonce tombe : le premier jour du Ramadan est officiellement déclaré.
Et là, tout le village s’anime. Des applaudissements éclatent. On sent la joie collective, l’émotion du moment. C’est un instant fort, presque intime, que nous avons la chance de vivre au cœur d’une famille marocaine.

Je remercie infiniment Mouhar de nous avoir permis de partager ce moment.
Nous aurons du mal à dormir cette nuit-là. Trop d’images, trop de couleurs, trop d’émotions.

Le lendemain, nous rentrons en France, les valises chargées des pâtisseries préparées par la maman de Mouhar, d’oranges fraîches… et surtout d’innombrables souvenirs de ce pays magnifique.




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