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Deuxième jour : cap sur Aït Ben Haddou

  • il y a 22 heures
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 heures

Pour notre deuxième journée à Ouarzazate, nous décidons de prendre la direction de Aït Ben Haddou. Comme toujours, nous préférons voyager seuls et utiliser les transports locaux plutôt que les tours opérateurs — que j’évite soigneusement. Nous voulons vivre l’expérience réelle.


Aït Ben Haddou
Aït Ben Haddou


Et là, l’immersion commence immédiatement.


Nous prenons un bus local, semblable à un “taxi brousse”. Le véhicule fait le tour de la ville pour se remplir au maximum. À l’intérieur, plus aucune place assise : certains s’installent sur des tabourets, d’autres restent debout. Les bagages sont empilés, et lorsque l’espace manque, ils montent même sur le toit. Il n’y a pas de ceintures, pas de protocole particulier — il faut simplement faire confiance et s’armer de patience.

Chargé ainsi, le bus avance lentement.


Le départ est enfin lancé, et l’image nous rappelle les paroles du groupe 113 :

"504 break chargé, allez, montez les neveux Juste un instant que j'mette sur le toit la grosse malle bleue Nombreux comme une équipe de foot, voiture à ras du sol On est les derniers locataires qui décollent Le plein de gasoil et de gazouz pour pas flancher"

Une bande-son parfaite pour cette aventure locale.


Au bout d’une quinzaine de minutes, le chauffeur s’arrête simplement pour manger. Ici, le temps ne presse pas. Résultat : nous mettrons environ 1h30 pour rejoindre Aït Ben Haddou au lieu des 30 minutes prévues. Mais c’est justement ce rythme qui rend l’expérience authentique.


Aït Ben Haddou
Aït Ben Haddou


À l’arrivée, le paysage est spectaculaire.


Aït Ben Haddou est un ksar classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987. Construit principalement aux XVIIe et XVIIIe siècles, il était autrefois une étape majeure sur les routes caravanières reliant le désert du Sahara à Marrakech. Édifié en pisé — une technique traditionnelle utilisant la terre crue — le village s’intègre parfaitement dans le paysage ocre environnant. Ses ruelles étroites et ses kasbahs forment un ensemble architectural remarquable.



Aït Ben Haddou 
Aït Ben Haddou 


Le site est impressionnant, presque irréel. Même les chameaux semblent poser tranquillement au pied du village, comme s’ils participaient au décor.


Aït Ben Haddou 
Aït Ben Haddou 
Aït Ben Haddou 
Aït Ben Haddou 
Aït Ben Haddou 
Aït Ben Haddou 
Aït Ben Haddou 
Aït Ben Haddou 


Bonne nouvelle : la visite du site est gratuite. Il n’y a aucun billet d’entrée à payer pour découvrir Aït Ben Haddou. Et surtout, il n’est pas nécessaire de prendre un guide pour profiter du lieu. On peut flâner librement dans les ruelles, monter jusqu’au sommet et admirer la vue en toute autonomie. Bien sûr, certains guides sont disponibles pour ceux qui souhaitent davantage d’explications historiques, mais la découverte en solo est tout à fait possible et très agréable.



Aït Ben Haddou
Aït Ben Haddou


À Aït Ben Haddou, il y a aussi un petit souk au pied du village. Contrairement aux grandes villes, il est plus discret mais tout aussi charmant. On y trouve des objets artisanaux, des bijoux, des foulards, des poteries et quelques produits locaux.


Aït Ben Haddou
Aït Ben Haddou


L’ambiance est simple, sans pression, et la négociation se fait toujours avec le sourire. C’est l’endroit idéal pour acheter un souvenir tout en soutenant les artisans du village. Une petite halte agréable avant de reprendre la route et profiter encore un peu du panorama exceptionnel.


Aït Ben Haddou
Aït Ben Haddou


À Aït Ben Haddou, on croise également de nombreux peintres. Installés face au village ou dans les ruelles, ils capturent les paysages ocre, les jeux de lumière et les kasbahs en pisé sur leurs toiles. Le site est une véritable source d’inspiration artistique. Beaucoup viennent ici pour peindre, dessiner ou simplement s’imprégner de l’atmosphère unique du lieu. Cela ajoute encore une dimension culturelle et vivante à la visite.


Aït Ben Haddou
Aït Ben Haddou



À midi, nous faisons une pause bien méritée sur une superbe terrasse, avec une vue magnifique sur le village et les paysages environnants. Nous déjeunons à la Tawesna Salon de Thé, un endroit charmant et engagé localement.


Tawesna Salon de Thé
Tawesna Salon de Thé


Au menu : un délicieux tajine à la citrouille — oui, à la citrouille et non au citron ! — une belle surprise, douce et savoureuse, parfaitement adaptée aux saveurs de la région. Installés au soleil, dans un cadre paisible, ce moment de détente est l’un des temps forts de la journée.


Tawesna Salon de Thé,
Tawesna Salon de Thé


Sur le chemin du retour, nous faisons une halte aux Atlas Studios, l’un des plus grands studios de cinéma au monde. De nombreuses productions internationales y ont été tournées, dont Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, Babel ou encore Prison Break. Les décors géants donnent l’impression de traverser différents continents en quelques pas.

Je ne peux m’empêcher de prendre la pose façon Cléopâtre — j’ai vu le film au moins cinquante fois !


Atlas Studios
Atlas Studios
Atlas Studios
Atlas Studios
Atlas Studios
Atlas Studios
Atlas Studios
Atlas Studios
Atlas Studios
Atlas Studios


Le soir, retour à Ouarzazate pour un dîner au restaurant Kasbah des Sables. Le cadre, avec ses bassins et son ambiance élégante, vaut à lui seul le détour. Le repas est très bon, même s’il n’est pas le plus traditionnel du séjour — mais il reste savoureux et agréable.


Kasbah des Sables
Kasbah des Sables


Une journée intense, locale et authentique. C’est exactement pour cela que nous aimons voyager ainsi.


Et ce n’est que le début…



Aït Ben Haddou
Aït Ben Haddou

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